La CGT DEMANDE DES COMPTES A LA DIRECTION IBM !
Face à une situation opaque et injuste qui prive les salariés de plus de 1,5 million d’euros de participation, la CGT IBM engage dès aujourd’hui des démarches officielles pour obtenir toute la vérité.
Si aucune autre organisation syndicale n’en parle, la CGT IBM ne lâche pas l’affaire et s’est intéressée de près au calcul présenté au CSE Central concernant la Réserve Spéciale de Participation (RSP) pour 2024. Officiellement annoncée à 2,2 millions d’euros, IBM ne prévoit en réalité que 660 972 euros versés aux salariés.
Problème : les chiffres utilisés par la direction pour ce calcul diffèrent de ceux des comptes annuels officiels, déposés au Tribunal de Commerce de Nanterre, validés par Price Waterhouse (commissaire aux comptes) et la présidente B. Kosowski le 27 mars 2025.
Les chiffres retenus par IBM pour la RSP sont inférieurs à ceux déclarés à l’administration française, ce qui pénalise fortement la participation des salariés.
Exemple :
- La participation affichée dans les comptes officiels est de 2,2 M€, contre 0,66 M€ au CSEC ;
- Le bénéfice net officiel est de 87,4 M€, alors que le bénéfice utilisé pour le calcul de la RSP n’est que de 68 M€, soit près de 20 millions d’euros d’écart.
La CGT interroge : à quoi joue la direction ?
Face aux incohérences sur la Réserve Spéciale de Participation (RSP) 2024, la CGT IBM dénonce les justifications peu convaincantes de la direction, qui évoque une simple « nouvelle estimation des comptes fiscaux » en mai. Un argument que la CGT juge infondé : aucun impôt imprévu de 20 M€ n’est identifié pour justifier une telle baisse du bénéfice, en plus des 39 M€ d’impôt sur les sociétés déjà comptabilisés.
IBM a bien subi un redressement fiscal de 11,7 M€, mais celui-ci a été réglé avant le dépôt des comptes annuels et ne saurait expliquer la disparition de 1,5 M€ de participation.
Pire, la direction refuse d’expliquer en détail son nouveau calcul, laissant 20 M€ d’écart sur le bénéfice inexpliqué, et 1,5 M€ de moins pour les salariés, sans justification.
La CGT rappelle que la présidente B. Kosowski a validé les comptes officiels au 27 mars 2025 avec la mention :
« Aucun évènement significatif susceptible de remettre en cause les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2024 n’est intervenu ».
La CGT estime donc que transparence et responsabilité s’imposent, d’autant plus qu’IBM distribue des millions (ex. : 18 M€ d’indemnité de rupture en 2023), tandis que les salariés voient leurs droits amputés. Elle demande que toute la lumière soit faite sur ces chiffres opaques.
